de Bernard ANTON

Présentation du recueil et Avant-propos (Cliquez ici. Ensuite, faites défiler pour accéder aux autres rubriques.)

Basés sur des faits réels et peignant des archétypes humains fascinants, ces nouvelles et récits décrivent l’univers intimise de personnages qui se débattent avec les ennuis et les surprises de chaque jour. Leur courage de vivre ou de survivre nous séduit, nonobstant les événements contrariants, et nous rappelle à nous-mêmes.

Avec un souci du détail et une plume fluide, ces pages interrogent différentes facettes de notre société. Elles révèlent qu’une part de lumière investit le quotidien et l’empêche de s’enliser dans le noir, en dépit de l’omniprésence de la mort et de la racine du mal difficile à arracher.

Tant que Vie, personnage à la fois impérieux et fragile, nous habite, elle nous propulse vers des expériences et des horizons palpitants, où se côtoient réel et merveilleux, ordinaire et inattendu, plaisir et déplaisir, amour et aversion.

Le réalisme poétique et la dose optimale d’humanité de ces épisodes de vie saisissent les mouvements subtils des labyrinthes de l’âme, la dimension transcendante, souvent cachée, qui conduit à l’éveil.

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Illustration de la page de couverture : Portrait de Roger Couture

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L’œuvre de Bernard Anton est empreinte de sagesse et d’humanisme. Plusieurs critiques ont souligné la qualité de sa langue et l’acuité de sa réflexion qui traite de thèmes fondamentaux. Qualifié de « magicien des mots », il ajoute fraîcheur et lumière au langage, et transcrit l’indicible, voire l’absolu. Ses écrits, toujours en dialogue avec le monde actuel, rappellent l’urgence universelle d’aimer et de survivre ensemble malgré les drames et la finitude.

Avant-propos

Située à l’origine de ce qui se produit, la Vie nous intrigue. Mystérieuse et omnipotente, elle agit partout. Impossible de se mouvoir, d’évoluer, d’exister sans son dynamisme qui nous anime.

Dans ce recueil, la Vie est un personnage en soi. Omniprésente, elle tire les ficelles des protagonistes et se joue des événements. Cause naturelle générative, elle constitue le principe duquel résulte tout incident. En effet, ne suffit-il pas d’être en Vie pour que tout soit possible ?

Chaque nouvelle de cet hymne à la Vie illustre à sa façon la primauté de la Vie. Les prodiges de notre fragile condition, ses hauts et ses bas, sont célébrés malgré la brièveté du plaisir et le spectre de la mort toujours suspendu au-dessus de nous comme une épée de Damoclès.

Tant que les êtres humains sont vivants, tant que Vie les allume et les consume, tant qu’elle subsiste en eux, ils existent et le monde acquiert un sens. Une interaction significative peut avoir lieu avec les congénères et l’environnement.

Cependant, loin d’être des pantins dans les bras du destin, les personnages de ce livre se prennent en main selon leurs valeurs propres, peu importent les circonstances, et interviennent dans la construction d’un avenir meilleur. Leur prise en charge d’eux-mêmes rend plus consciemment habitables et lumineux leurs moments de vérité, leur « lieu d’être ». Ils découvrent souvent, malgré les multiples anicroches rencontrées, une lumière qui les accompagne et les guide.

Avec peu de moyens, une joie de vivre inconditionnelle émerge du texte et nourrit le lecteur. Une certitude toutefois survient malgré les événements heureux ou malheureux : la mort indéniable, qu’elle soit perçue comme illusion ou vérité, disparition ou transformation, scandale ou espérance, réelle ou irréelle. La mort attend inéluctablement chaque être, sans exception. Nul ne peut la repousser, l’arrêter ou la ralentir. Toutefois, à quelques reprises, l’un de ces héros en percera courageusement l’énigme et cherchera à la transcender. Un autre déclarera vouloir se venger d’elle par un excès d’euphorie.

Ces brefs récits émouvants, d’une apparente simplicité, privilégient les renversements de situation et les surprises. Leur dose optimale d’humanité frissonnante, foisonnante, pousse à écrire d’expérience, à écrire l’expérience. La lecture devient allégorique au fur et à mesure de l’évolution de la trame événementielle. Un univers parallèle invisible apparaît, transforme le mal en bien et donne l’espoir.

Que le plaisir de plonger dans ces histoires sustente votre imaginaire d’art et d’amour ! Qu’il augmente votre intelligence de l’aventure humaine, votre lucidité, ainsi que votre bonheur de vivre !

B. A.